Rencontrer en voyage,
Cet Autre que nous sommes,
C’est comme une nouvelle page,
Une ballade que l’on fredonne.
Il n’y a pas de plus vrai chemin,
Que celui menant à soi,
Car arpenter les vagues terrains,
Ne se fait pas sans foi ni loi.
Si tu t’engages,
Comme un coureur de fond,
Garde ta rage,
Pour bâtir tes actions.
Ne vise pas de médailles d’or,
Ou de titres à gagner,
Lève toi aux aurores,
Tu comprendras le soleil briller.
Entend tes pensées,
Comme un brouhaha de gare,
Laisse les s’annoncer,
Il n’y aura que des bavards.
Si tu t’attends,
À la reconnaissance,
Souviens toi à temps,
De son obsolescence.
Cet Autre que tu côtoies,
Avec qui tu chemines,
Peut être un poids,
Ou une pesanteur infime.
Rencontrer en voyage,
Cet Autre que nous sommes,
C’est comme un compagnonnage,
Un cheminement où l’on s’adonne.
Il n’y a pas de plus grande épopée,
Que celle qui nous confronte,
À ces découvertes cachées,
Ces repères que l’on affronte.
Si tu t’engages,
Comme un aventurier de l’esprit,
Offre alors en partage,
L’existence de toute la Vie.
Ne vise pas de médaille d’argent,
Ou ton nom gravé,
Tout n’est qu’un instant,
Tu vivras sa traversée.
Entend les avis,
Comme la vie des autres,
Tout est ennobli, Puisqu’il n’y a pas de faute.
Si tu t’attends,
À la jouissance d’être,
Souviens toi à temps,
Que ce n’est pas une quête.
Cet Autre qui t’accompagne,
Avec qui tu te destines,
N’est pas un château en Espagne,
Mais bien le Vivant magnanime.
Claire
Janvier 2024