C’est comme une déchirure,
Un passage entre les fêlures,
Elle résiste aux lacérations,
Du temps qui passe sans passion…
Parfois, elle se dérobe à contre jour,
Ou se dévoile vaillamment,
Et si l’on en dessine les contours,
Elle s’offre intégralement…
Témoin d’un présent passé,
Elle tisse entre ses chairs,
La force salvatrice de s’extraire,
Des viols d’autres lignées…
Inscrite à jamais sur sa peau,
Comme du braille sans un mot,
Elle se déchiffre en silence,
Pour vibrer sa révérence…
À toi qui dépose par ta présence,
De la douceur en toute conscience,
Ressent ce qui en émerge,
C’est comme un point d’appui, une berge…
Plus que tout, elle sera résistante,
Jusqu’au bout, elle sera résiliente,
Et comme un pont vers une autre rive,
Elle invitera sa puissance vive…
La nature viscérale ouvre un nouveau Graal,
Renforcée par là où le Vivant s’était retiré,
Elle laisse passer la lumière, Un espace entre deux chairs…
Claire
12 Mai 2024